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Horus, prince du soleil (1968)

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Dans une nature hostile où les loups attaquent toujours l'homme, Horus, un adolescent plein de vie et de courage, retire une épée de l'épaule d'un démon de pierre, plantée là comme une écharde : c'est l'épée du soleil. Fier de lui, il ramène l'épée à son père, mais ce dernier meurt. Au moment de rendre son dernier souffle, il lui confie une mission : sauver son peuple d'une créature qui terrorise le pays. Commence alors pour le jeune garçon sans peur un très long voyage pour retrouver les siens.

En France, c'est pour satisfaire l'intérêt récent, mais toujours plus croissant, que porte le public aux productions animées japonaises, que Taiyô no Ôji : Horusu no Daibôken (Horus, prince du soleil) a droit à une diffusion sur nos grands écrans, en février 2004, plus de 35 ans après sa sortie japonaise. Le film aurait d'ailleurs eu très peu de chance de se voir distribuer un jour dans notre pays, si son générique, sur lequel la communication du distributeur est axée, ne comptait pas quelques noms célèbres du monde de l'animation contemporaine et maintenant reconnus par la critique.

Horus, prince du soleil est bien entendu la rencontre de plusieurs piliers de l'histoire de l'animation japonaise que sont Isao Takahata, Hayao Miyazaki et des noms plus de l'ombre, mais tout aussi essentiels, que Yasuo Ôtsuka, Yasuji Mori et Yôichi Kotabe. Mais Horus, prince du soleil est bien plus qu'un casting de noms prestigieux. Le film est souvent cité comme un tournant dans l'histoire de l'animation japonaise car c'est historiquement le premier long métrage « indépendant » de ce média. C'est ainsi le premier film voulu et réalisé par des artistes en opposition aux considérations économiques dictées par les dirigeants de studios. C'est le film de la transition qui a permis au cinéma d'animation japonais de se démarquer de ses modèles Disneyens et d'orienter ce media vers de nouvelles ambitions artistiques, aussi bien narratives que techniques, que l'on connaît actuellement.

Premier long métrage réalisé par Takahata, Horus, prince du soleil est un film d'aventures à l'aspect enfantin, voir naïf, mais paradoxalement (et surtout) très sombre, sans humour et finalement dénué de volonté de courtiser un public jeune. Irrégulier dans sa réalisation, alternant moments de bravoures animés et plans statiques dignes de séries TV, le film de la renaissance de l'animation japonaise ne parvient pas à cacher, à l'écran, sa production chaotique.

Film conseillé à partir de 9 ans (voir guide des parents)


Sources : Taiyô no Ôji : Horusu no Daibôken - Roman Album - dossier de presse français Wild Side Films - Isao Takahata, cinéaste en animation : modernité du dessin animé de Stéphane Le Roux
Remerciements : merci à Yasuka Takeda pour les traductions
Dernière mise à jour : 24/07/2017

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