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 Sujet du message : [ART] : LA PERIODE KOFUN
Message Publié : 08 Nov 03 00:58 
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LA PERIODE KOFUN : QUAND DERRIERE L’ART SE CACHE UNE CIVILISATION



Petit rappel historique

Au IIIème siècle de notre ère, la Chine subit une grave crise politique, aboutissant à une période agitée et à un morcellement du royaume. La dynastie des Hans Orientaux disparaît. Au sud du Yangzi, trois royaumes puis cinq dynasties nationales se succèdent, et au nord, pas moins de 16 royaumes dits « barbares » ! Cette période de troubles, qui dureront jusqu’à 589, connaît également les invasions des peuples des Steppes. Ces évènements créent un exode massif vers ce qui est aujourd'hui la Corée, provoquant à son tour une migration sans précédent des habitants vers le Japon. Cette immigration provoque de nombreux bouleversements et modifie considérablement la vie des Japonais par l’apport de nouvelles technologies et de nouvelles coutumes. C’est le début de l’âge de fer.

Le fer était déjà connu avant, puisque l’on a retrouvé des couteaux antérieurs à cette époque. Mais le développement réel de la métallurgie date du 3ème siècle et de l’arrivée des "Coréens". De même, le cheval est domestiqué, modifiant les techniques agricoles et les pratiques guerrières. Toutes ces avancées bouleversent la répartition traditionnelle des richesses. Les paisibles bourgades deviennent des centres de pouvoir s’organisant autour de chefs locaux, qui entrent en concurrence.

Il existe cependant à cette époque une forme de pouvoir central, de proto-état appelé « Etat de Yamato ». « Le rapport sur les pays de Wo » (le Gishi wajin den" , le wo est le nom donné aux habitants de l’archipel par les Chinois) raconte qu'une reine, appelée Himiko ou Pimiko, régnait sur le royaume « Yamataï », comptant une centaine de communautés. En fait, ce pouvoir est probablement issu du développement d’une de ces communautés, aboutissant à la création d’une dynastie impériale. A cette émergence correspondent, dans la région du Kinaï, les premières « tombes antiques » (Kofun). Or le fait que ces vestiges archéologiques aient donné leur nom à cette période méconnue n’est pas fortuit. Car derrière cet art funéraire se cache tout un pan de la civilisation nippone.

I. La naissance des tumuli (sépultures funéraires)

En effet, le fait que cette forme de tombe appelée tumulus (monticule artificiel) apparaisse à cette époque n’est pas un hasard. Les nouveaux personnages importants se font désormais élever des sépultures de pierres appareillées et surmontées de tertres. En fait, cette construction funéraire doit traduire la puissance du défunt et permet d’exprimer la puissance de la communauté. Ainsi, les souverains du Yamato s’affirment au V et VIème siècles. Et dans cette région, on voit « fleurir » des tumuli aux formes diverses et aux proportions étonnantes.

Les plus simples sont des tombes tronconiques, pyramidales ou parallélépipèdes. Elles pouvaient contenir un ou plusieurs cercueils, et parfois s’y trouvait une chambre funéraire fermée. Le tertre pouvait aller jusqu’à 45m de diamètre ou 80m de long ! La forme la plus élaborée est celle du « trou de serrure » (zenpokoen : devant carré, arrière rond). A Ishizuku (Fukukoa), elle fait 120m de long, et à Hashihaka (Nara), elle mesure 276m de long !!!

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Les différentes formes de tertres funéraires

Toutes ces tombes se trouvent au début à l’ouest du Japon. Puis ce système funéraire se développe à l’est (Kanto), et la tombe peut atteindre 210m de long. Au Vème et au VIème, on utilise également le plan dit « à chambre de pierre en trou horizontal » (Yoko ana shiki sekishitsu).

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Localisation des tombes antiques

Comment construisait-on ces gigantesques tombes antiques ? On remarque un point commun entre toutes ces réalisations : elles se trouvent toutes dans un paysage vallonné, pour que le tertre se fonde dans la nature, évitant les regards. Certaines étaient même entourées de douves remplies d’eau. On excavait d’abord le site, puis on bâtissait la chambre funéraire avec de gros blocs autour du cercueil. Le tertre pouvait être naturel, mais les plus belles tombes ont un tumulus empierré. Les différents niveaux de terrassement étaient consolidés par un alignement de cylindre en terre cuite : les haniwas.

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Vues aériennes du mausolée de Nintoku (Osaka)

Les tombes pouvaient être peintes. Or cette décoration a une forte symbolique. En effet, on utilisait, pour obtenir la couleur rouge ocre, le mercure vermillon. Le Weizhi(chroniques chinoises) raconte que la reine Himiko s’était fait envoyer du « tan » (poudre rouge) de Chine. Or, dans le taoïsme, il est considéré comme un médicament, pour se protéger de la mort et était même connu comme un élixir de vie. Utilisé dans une tombe, le tan pourrait être alors une sorte de protection contre la dégradation des corps, mais il pourrait avoir aussi un lien avec l’élixir de vie des croyances tao, assurant peut-être l’éternité au mort.

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Peinture de tombe : homme et cheval sur un bateau (Takehara)

Mais l’aspect le plus intéressant et le plus révélateur des croyances de l’époque demeure la présence dans ces tombes des haniwas.

II. Les haniwas : entre mythe et réalité.

Selon le Nihon Shoki (texte du VIIIème siècle censé retracer l’histoire du Japon depuis ces origines), dans la chronique de l’empereur Suinin, on raconte qu’en l’an 28 de son règne, son frère cadet mourut. On l’inhuma et dans le périmètre de la tombe, on enterra à demi une centaine de gens. Pendant plusieurs jours, on entendit les cris de ces malheureux et l’empereur fut ému par ces cris. Quatre ans plus tard, l’impératrice mourut à son tour. Suinin convoqua alors les ministres et chercha un moyen d’éviter l’hécatombe d’autrefois. L’un d’eux, Nomi Sukune, fit alors venir cent potiers de son village natal d’Izumo et ordonna de faire façonner dans la terre des hommes, des chevaux, des chiens,… Suinin accepta le subterfuge et décida que désormais on utiliserait ces haniwas .

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Haniwas in situ

Cette légende aurait pu être plausible, mais ces chroniques mêlent souvent Histoire et Mythologie. Immolait-on vraiment des suivants ? Il n’en reste en tout cas aucune trace archéologique. De plus, dans ce même texte, peu de sacrifices humains sont signalés. Un des seuls cas mentionnés est lorsqu’un homme est contraint au suicide, il doit être suivi de sa femme et de ses fidèles.

Certes, le Woren-Zhuan , source chinoise fiable datant de la fin du IIIème s., raconte qu’à la mort de la reine Himiko, on édifia un grand tertre et qu’une centaine d’esclaves fut ensevelie. Mais pourtant, cette tombe n’a jamais été retrouvée. En fait, il est fort probable que la Chine a prêté au Japon sa propre coutume, datant de l’âge du bronze. En effet, avant l’empereur Qin (celui du film Hero), à la mort du roi, on sacrifiait toute la suite du mort. L’empereur Qin remplace cette coutume en se faisant ériger un gigantesque mausolée à tumulus, où les sacrifiés sont remplacés par 6000 guerriers en terre cuite. Le sacrifice est donc un fait avéré en Chine, contrairement au Japon.

En fait, le problème majeur de cette séduisante légende nippone, c’est qu’elle parle d’haniwas humains et animaliers. Or les premiers de ces objets datés du IVeme siècle sont de simples cylindres au pied évasé. Il est donc fort probable que cette légende a eu pour but de glorifier la sagesse et l’inventivité de l’empereur Suinin.

Au départ, les haniwas avaient un but purement fonctionnel : celui de maintenir la terre du tertre et marquer l’emplacement de la chambre funéraire. On prenait la glaise des poteries de la vie quotidienne et c’est donc tout naturellement que les haniwas vont prendre cette forme : un vase sans fond, avec un pied s’enfonçant dans le sol pour pouvoir le ficher en terre. Puis, peu à peu, ces objets vont prendre des formes humaines, animalières ou architecturales.

Mais les haniwas figuratifs n’avaient pas qu’un but fonctionnel ou décoratif, ils avaient probablement une portée symbolique et spirituelle forte. Une anecdote du Nihon Shoki raconte qu’en l’an 9 de l’empereur Yuuryaku (deuxième moitié du Vème siècle), un vieil homme revenait de chez sa fille où il était allé fêter la naissance de son premier petit-fils. Aux abords de la tombe de l’empereur d’Ojin (Osaka), il rencontre un mystérieux cavalier montant un pur sang à la robe rousse. L’animal est si beau que le vieillard demande à l’échanger avec sa monture. Le cavalier accepte et le vieillard rentre chez lui avec sa nouvelle acquisition. Le lendemain, le vieillard se rend à l’écurie et s’aperçoit que sa splendide monture s’est changée en pierre. Le vieil homme court alors à la sépulture d’Ojin et reconnaît alors son propre cheval, devenu argile et aligné parmi d’autres chevaux haniwas. Cette petite légende nous montre ainsi que beaucoup de croyances entouraient ces objets, et qu’il existe donc bel et bien une portée symbolique des haniwas.

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Mausolée d'Ojin / Cheval haniwa, Tokyo


III. La portée symbolique des haniwas

Une des théories les plus intéressantes sur la portée symbolique des haniwas est celle de Mizumo Masayoshi, car il tient compte de le disposition des terres cuites, des coutumes et de l’histoire du Japon. Je vais modestement tenter de la résumer dans cette troisième partie !!

Certains haniwas, en forme de jarres, forment le plus souvent des longues files rectilignes et en rangées parallèles. Ils forment une sorte de clôture hermétique. Or, les « Notes sur les mœurs et les terre de Harima » (715) nous expliquent qu’autrefois, pour délimiter les provinces de Harina, on plantait dans la terre de grandes jarres pour marquer la frontière. Ce contenant symbolisait la nourriture et la boisson. Un tel contenu était censé pouvoir barrer un passage, l’aliment jouant un rôle magique. Quand une divinité étrangère redoutable ou une divinité d’épidémie se présentait à la frontière, on lui proposait des mets pour que la divinité soit repue et évite la province. Donc, l’haniwa-vase aurait pour but de rassasier les esprits pour les repousser, afin qu’ils ne tourmentent pas le mort.

D’autres haniwas, en forme de boucliers, de carquois ou de parasols, n’ont pas d’alignement exclusivement formés par eux, et sont insérés entre les vases. Or des fouilles archéologiques ont révélé que des lances et des boucliers étaient dressés aux abords de la ville de Kyoto, afin de dissuader les dieux indésirables de rentrer. Quant au parasol, il symboliserait l’empereur. En effet, cet objet l’abritait dans les cérémonies et permettait de dissimuler le visage de l’empereur, de le soustraire aux regards des inférieurs. Les armes et les objets d’apparat renforcent donc la protection de l’espace sacré. C’est un symbole de solennité et de sacralité.

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Vase haniwa , coll. Part. / Haniwa en forme de carquois, Tokyo Museum

En haut du tumulus se trouvent très souvent des haniwas en forme de maison. S’agit-il seulement de la maison du mort dans l’au-delà, comme l’affirment certains spécialistes (M. Vadime Elisseeff). Selon Masayoshi, cette maison aurait de multiples fonctions : demeure où habitait le chef de son vivant, lieu où l’âme du mort se transmet à son successeur, mais aussi une demeure rénovée de celui qui vient d’accéder au rang de chef. La tombe de Cha-Usuyama le confirme. En face de l’haniwa maison, une coupe rituelle et un siège d’apparat sont fichés en terre. Or cela pourrait rappeler une cérémonie shinto ancienne encore pratiquée : le Daïjosaï. Le nouvel Empereur est assis sur un trône et consacre le riz nouveau à Amaterasu Omikami (divinité solaire Shinto) et aux autres dieux, présents dans le temple. C’est un repas rituel au cours duquel l’Empereur est reconnu comme tel. Si on transpose cette cérémonie aux haniwas, cela signifierait donc que le nouveau chef s’assoit sur un trône et échange un repas avec l’ancien chef. C’est une cérémonie de succession représenté ici.

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Maison haniwa (Tokyo)

Les haniwas en forme d’animaux et d’hommes ne sont pas sur le tumulus, mais à proximité. Ils sont censés représenter une Cour, avec des courtisans, des fauconniers, des chiens,... Au centre se trouvent souvent deux nobles : le chef mort et son successeur. Plus qu’une simple cour, cette disposition évoque une sorte de banquet sacré, dans un rite de succession et de reconnaissance du nouveau souverain.

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Personnage debout (Nara) / Haniwa guerrier (San Francisco) / Homme au faucon (Nara) / Haniwa chien (Tokyo)

Prenons un exemple précis d’haniwa animalier : le Coq. Selon une légende ancienne, la divinité solaire Amaterasu s’enferma dans une caverne, car elle avait été offensée par son jeune frère. Elle plongea ainsi le monde dans le noir. Les autres dieux mirent des coqs devant la caverne et les firent chanter pour faire réapparaître le soleil. Derrière ce mythe transparaît l’idée de régénération nocturne : la divinité solaire, ancêtre des empereurs, se régénère dans l’ombre de la grotte et ressuscite au lever du jour. Transposé au tumulus, cela signifie que la terre dans laquelle pénètre le chef qui vient de mourir est celle des ténèbres. Quand le coq chante, le soleil paraît. Selon la théorie d’Elisseeff, le coq a une vue perçante pouvant annoncer l’arrivée du défunt au pays des morts. Le cheval ou le navire transporte le défunt au pays des morts et la Cour formerait une sorte de cortège funèbre.

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Coq haniwa (coll. Part.) / Haniwa cheval (Norweb Collection) / Haniwa bateau (Tokyo)

Mais la théorie de Masayoshi a le mérite de relier des pratiques à des écrits, des découvertes archéologiques, tout en tenant compte de leur disposition. Dans les deux cas, les haniwas portent une lourde symbolique. Ils célèbrent donc la cérémonie de passation du pouvoir spirituel d’un souverain à son successeur et perpétuent le rite de la renaissance du chef selon la théorie du japonais, et seraient le symbole du voyage de l’âme du mort selon la théorie du français.

Au VIIème siècle, ces splendides sépultures disparaissent progressivement, à quelques exceptions près (tombe de Takamatsuzuka). En fait, « l’Ordonnance sur les funérailles simples » (Hakusôryô), en 645, codifie et simplifie l’appareil funéraire. Le bouddhisme s’implante au Japon et de nouvelles pratiques apparaissent : le Shoku Nihongi raconte ainsi qu’en l’an 700, le moine Dosho est incinéré. La crémation supplante l’inhumation. C’est la fin de l’époque Kofun et des haniwas.


Bibliographie :
· Guerriers et chamans. Haniwa de Shibayama du Japon Antique. Expo du Grand Palais, 1987, éd. Maisons de la culture du monde.
· Art du Japon, coll. « Les temps avant l’histoire », François Berthier, Publications orientalistes de France.
· Japon, coll. « Archeologia Mundi », Vadime Elisseeff, éd. Nagel , 1974.
· L’art de l’ancien Japon, Danielle et Vadime Elisseeff, coll. Mazenod, 1980.
· Acta asiatica, Bulletin of the institute of eastern culture, n°63, éd. The Toho Gakkai, 1992.


Dernière édition par Ceiba le 28 Avr 04 21:31, édité 3 fois.

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Message Publié : 08 Nov 03 10:00 
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merci pour cet exposé ceïba :D , il est excellent et on ne s'ennuie vraiment pas à le lire. :D

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Message Publié : 08 Nov 03 11:16 
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Bon je te le redis encore: bravo bravo bravo!!!!!

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Message Publié : 08 Nov 03 12:57 
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:prosternation: clap clap clap !
encore mieux que la dernière version que tu m'avais fait lire... bravo!


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 Sujet du message : Bravo mon coeur!
Message Publié : 08 Nov 03 19:31 
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Ce deuxième exposé est encore meilleur que celui sur les Raku (c'est dire)! Je suis fier d'avoir contribué en quelque sorte à sa mise en ligne!! :D


Dernière édition par Xavier le 09 Nov 03 20:31, édité 1 fois.

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Message Publié : 08 Nov 03 22:04 
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Localisation : le Sud :P
Clap clap clap clap ^^

Un très grand bravo ^^

C'est extrêment interressant et exotique dans le sens où ces choses qui nous sont ici si bien présentées/expliquées sont à mon sens si méconnu !!!
(enfin bon, je connais pas grand chose non plus ^^)

Mais en tout cas, toutes mes félicitation, on sent le gout du travail bien fait et le temps consacré au recherche, passé plongé dans les bibliothèques ^^

un grand bravo ^^


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Message Publié : 10 Nov 03 14:49 
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Localisation : creil
:chinois:
ça doit être un sacré travail de rassembler tout ça et de l'expliquer. c'est un exposé clair et enrichissant... merci!!

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ben, c'est moi !


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Message Publié : 10 Nov 03 20:32 
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Bravo ! Le sujet est vraiment passionant, j'avais vu un documentaire récemment sur ce même thème, et j'avais toujours voulu en savoir plus ! :D

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Message Publié : 10 Nov 03 20:49 
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Localisation : Au Japon pour un an
Quel bonheur ! Je viens de lire les 4 exposés d'affilée, et merci beaucoup à Ceïba, Oni et Fuse :)

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Message Publié : 11 Nov 03 22:10 
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Localisation : De retour à Lyon, après Paris et Bordeaux
:prosternation: :prosternation: :prosternation:

Superbe exposé, très agréable à lire, et très clair. Merci beaucoup.

Permets-moi juste deux (minuscules) remarques :oops:

- Tu écris au tout début (c'est pour ça que je l'ai remarqué): "au troisième siècle après notre ère". je suppose que tu veux dire "au IIIème siècle de notre ère", ou "après J.C."?

- D'autre part, tu donnes la situation géographique des pièces qui figurent sur tes illustrations, mais s'agit-il de clichés personnels ou viennent-ils des livres que tu indiquent en bibliographie?

Merci encore.

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"Qui trop embrasse mal étreint, qui mal étreint perd les pédales et qui perd les pédales se fout la gueule par terre". Pierre Dac


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Message Publié : 11 Nov 03 23:14 
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Localisation : En train de preparer un plan contre la FNAK!
merci Cyr pour ta 1ere remarque, j'ai corrigé ce petit mix de deux expressions (je choisis generalement "de notre ere" plutôt qu'"apres JC" car cela convient mieux à des civilisations comme le Japon)...une erreur d'inattention... :roll:
pour ta deuxieme remarque, il s'agit de photos extraits des livres cités, car malheureusement, je ne me suis jamais rendue au Japon, et nos collections francaises sont peu fournies(un ou deux haniwas au Musée Guimet). je sais que ce n'est pas très legal, mais je n'ai pas d'autres alternatives, et un exposé sur cette periode sans ces magnifiques sites et objets serait dommage.
merci egalement pour tous vos compliments :oops: ... ca motive pour en faire d'autres!!


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Message Publié : 12 Nov 03 23:33 
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Localisation : Plus entre Pissevieille et Berrybouy (et oui, y'en a qu'ont de la chance dans la vie !)
8O

Woooooah... Ca c'est de l'exposé !

Merci encore Ceïba... Recommence ça quand tu v(p)eux.

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L'art est bref, la vie est longue. Et la lutte, finale.
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08/08/05 : LONGUE VIE A L'ARME SUPER-SONIQUE AUSTRALIENNE, à l'ancien leader de l'Alliance Française du Dessous, au brouillard des steppes, au pêcheur du lointain, à l'empereur noir et au tueur de graines !


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Message Publié : 13 Nov 03 00:04 
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Malgré un peu de retard, j’ai enfin lu ton très bon exposé.

Que dire ? Peut-être simplement que je n’ose plus continuer mon récit sur les Minamoto et Taira, tellement ton exposé est bien construit et clair. Je me vois mal faire mieux.

Tu as donc bien une belle carrière de littéraire qui t’attend et moi je comprends mieux pourquoi j’ai bien fait d’arrêter d’écrire en Histoire.

Merci encore Ceïba pour ce très bon exposé.

À+

Fuse


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Message Publié : 13 Nov 03 11:44 
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Fuse a écrit :
je n’ose plus continuer mon récit sur les Minamoto et Taira,Je me vois mal faire mieux.
je comprends mieux pourquoi j’ai bien fait d’arrêter d’écrire en Histoire.

ben, Fuse, c'est quoi cette crise? toi aussi tu écris bien, faut pas laisser tomber !!! (c'est un ordre, tu n'as pas le choix :lol:) et au passage merci pour tes posts sur la musique et les séries japonnaises.


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Message Publié : 28 Avr 04 12:45 
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Tout d'abord je dois dire que cet expose est tres interessant et ben ecrit. Neanmoins je voudrai rectifier quelques erreurs et faire quelques remarques, desole si j'arrive un peu apres la bataille: je decouvre ce site et cet expose avec beaucoup de retard

Citer :
Ces évènements créent un exode massif vers la Corée, provoquant à son tour une migration sans précédent de Coréens vers le Japon ...
l’arrivée des Coréens

Je pense qu'il est inexact de parler de Coree et de Coreens pour cet epoque ou la peninsule coreenne est divisee en de nombreux royaumes independants, il n'y a pas encore d'unite.

Citer :
« Le rapport sur les pays de Wo » (le Wajinten, le wo est le nom donné aux habitants de l’archipel par les Coréens) raconte que dans la région du Yamato, une reine, appelée Himiko ou Pimiko, régnait sur le royaume « Yamataï »

1- : Ce texte est connu sous le nom de "Gishi wajin den" (et non pas Wajinten) 魏志倭人伝 (paragraphe sur "les Gens de Wa" 倭人 Wajin/Woren de "l'Histoire des barbares de l'Est" 東夷伝 Tôiden/Dongyizhuan de la "Chronique des Wei" 魏志 Gishi/Weizhi, dans les Chroniques des Trois Royaumes 三國志 Sangokushi/Sanguozhi, a ne pas confondre avec l'epopee romanesque du meme.
2- : Le nom de "wa" (en chinois moderne "wo", mais a l'epoque on prononcait a peu pres "wa") est donne par les chroniqueurs chinois et non pas les Coreens
3- : La localisation du royaume dit de Yamatai reste une des plus grandes enigmes de l'histoire japonaise, et la region actuelle du Yamato n'est qu'une des hypotheses, et loin de faire l'unanimite.
4- : Concernant la lecture du nom de la reine et de son royaume c'est aussi un probleme epineux. On lit en general "Himiko" et "Yamatai" mais ces deux lectures sont erronees, s'appuyant sur la prononciaton moderne de ces caracteres en japonais.

Citer :
Le Wei Chih (chroniques chinoises)

Il s'agit de la "Chronique des Wei" 魏志 Gishi/Weizhi precitee, attention a ne pas melanger les differents systemes de transcription du chinois.

Citer :
le Nihon Shoki (texte du VIIème siècle

VIIIeme siecle

Citer :
Vues aériennes du mausolée de Ninkoku (Osaka)

Nintoku

Citer :
son village natal d’Itzumo

On transcrit Izumo normalement

Citer :
l’empereur Yuruyaku

Yuuryaku

Citer :
Notes sur les mœurs et les terre de Harina

Harima

_________________
倭人在帶方東南大海之中...南至邪馬壹國...王名曰卑彌呼事鬼道能惑衆


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Message Publié : 28 Avr 04 21:33 
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Localisation : En train de preparer un plan contre la FNAK!
merci pour les precisions,je viens de corriger. Je suis vraiment desolée pour les fautes de retranscription, je ne parle un mot de japonais, et donc je me suis rapportée aux ouvrages cités, j'ai n'ai donc pas pu verifier, car pour moi, cela me parle peu de le voir en kanji, et je me contente donc de bien vooloir croire ce qui est retranscrit! :oops:
pour le reste, il s'agit surtout d'erreurs d'inattention, mais merci de les avoir relevées!^^


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