Hommages > Admirateurs célèbres - Cinéma


Ils rendent hommage à Ghibli :
Cinéma

Studios Pixar

Motif Monstres et compagnie / Totoro pour Tee-shirt

Comme vous le savez certainement, Pixar et les studios Ghibli entretiennent de très bonnes relations. John Lasseter et Hayao Miyazaki sont chacun très admiratifs du travail et des films de l’autre. Une entente et un respect qui s’est traduit en 2005 par l'organisation au sein des studios Pixar d'une exposition sur les studios Ghibli. Une manifestation organisée au profit d'une oeuvre caritative où Miyazaki lui-même est venu présenter et signer des dessins.

John Lasseter (fondateur de Pixar et réalisateur), dans son hommage à Miyazaki dans le LD Box Ghibli ga Ippai a écrit : « A Pixar, quand nous avions un problème et que nous ne voyions pas comment le résoudre, nous prenions souvent un laser disc d'un film de Mr. Miyazaki et nous regardions une scène dans notre salle de projection pour trouver l'inspiration. », il continue, « Et cela marche toujours! Nous revenons ébahis et inspirés. Toy Story doit une énorme part de gratitude aux films de Mr. Miyazaki. »

Signalons aussi que l'adaptation des films des studios Ghibli est supervisée pour la version américaine par les pontes de Pixar comme vous pouvez le découvrir dans les bonus du DVD du Château Ambulant sorti en janvier dernier dans les bacs. C'est donc tout naturellement que John Lasseter a inclus dans son dernier film un clin d'oeil à son ami Miyazaki. Dans Cars , on peut y voir un personnage secondaire répondant au nom de Luigi, une voiture de modèle Fiat 500, fan de Ferrari. Il se trouve que c'est le modèle que conduisait Lupin III / Edgar dans le film réalisé par Miyazaki dans sa période pré-Ghibli, Le Château de Cagliostro.

Comparatif : à gauche Luigi, personnage de Cars, à droite la Fiat 500 d’Edgar

Source : http://pixarroom.free.fr/News.htm / Photographie : http://www.nnanime.com

Dernièrement, Pixar rend un nouvel hommage à Miyazaki dans Toy Story 3. En effet, une peluche Totoro fait son apparition à plusieurs reprises dans le film. Interrogé sur ce clin d'oeil lors de la promotion du film aux Etats-Unis (il était déjà visible dès la bande-annonce) John Lasseter, devenu directeur de Walt Disney Feature Animation, a reconnu : « Totoro fait une apparition en tant que Guest Star dans Toy Story 3. Nous avons l'habitude de faire de petits hommages dans nos films, et nous avons pensé qu'il était opportun de rendre hommage au studio Ghibli pour montrer combien il compte pour nous. »

Le goût du thé (Cha no aji - The Taste of Tea) de Katsuhito Ishii / 2004

« The Taste of Tea devient une chronique. De celle que l'on pourrait suivre un peu tous les jours. A mi-chemin entre la représentation du noyau familial de Mes voisins les Yamada et les métrages d'animation de Miyazaki. L'influence de ce dernier est indéniable sur le métrage et son atmosphère. Dans ces choix et ce rapport à la nature. L'illustration d'une simple existence un peu repliée. On retrouve les impressions ressenties lors du visionnage de Mon voisin Totoro . Les deux métrages disposent de cette même intention, cette volonté identique de proposer des personnages avant de narrer une histoire. L'intrigue est portée par les protagonistes et non l'inverse. Cette impression apporte un côté éthéré au métrage. Proche du rêve éveillé. Et puis, comment ne pas penser au Totoro lorsque l'on aperçoit pour la première fois, la version géante de la cadette ? Cette dernière ressemble d'ailleurs fortement à la petite fille de Mon voisin Totoro. L'impétuosité en moins peut-être. Mais ce même émerveillement sur des choses simples, et ce caractère déterminé.

Ishii vient de l'animation (il a entre autre réalisé le passage animé de Kill Bill volume 1) et connaît certainement les qualités indéniables de Miyazaki ou Takahata. L'inspiration est bien présente, mais demeure au service du film. Le réalisateur se sert de ces influences pour nourrir le caractère esquissé du métrage, cette chronique familiale (Mes voisins les Yamada), et ce besoin de figurer la nature comme un contexte narratif liant les scènes entre elles (Mon voisin Totoro). The Taste of Tea devient un film du moment. Un métrage de l'instant. Chaque scène pourrait être indépendante. Devenir un court métrage à elles seules. »

Source : http://www.cinetudes.com

Sachiko, 6 ans avec son géant

Fan de Miyazaki

« L’importance du paysage dans le film a obligé le cinéaste à faire de longs repérages pour parvenir à trouver un endroit suffisamment préservé pour correspondre aux visions de campagne japonaise proverbiale qu’il avait en tête. L’équipe a posé bagage dans le bourg de Mogi, préfecture de Tochigi (au nord de Tokyo), avec ses rizières, ses cerisiers en fleur et l’omniprésence sonore du chant des oiseaux. C’est sans doute une vision un peu idéalisée parce que, comme le rappelle Ishii, Mogi est surtout connue internationalement pour son circuit de formule 1 ! Difficile en tout cas de ne pas penser, en voyant Hajime pédalant comme un perdu sur les routes en lacets ou quelque zoom arrière découvrant la perspective des montagnes embrumées, au soin apporté par Hayao Miyazaki à la description d’une nature intacte. Ishii est évidemment un fan du maître de l’animation des studios Ghibli ("Mon voisin Totoro est l’un de mes films favoris. J’aime et je respecte infiniment monsieur Miyazaki"). »

Source : Didier PERON, www.liberation.fr

Dragon 2 de Dean DeBlois

Le chef d'oeuvre de Dean DeBlois présenté hors compétition aujourd'hui est aussi un hommage magnifique à Miyazaki. [...]

Il y a plusieurs scènes dans Dragons 2 qui font penser au génie de l'animation japonaise. Les moments de glisse entre l'Azur et les nuages, les monstres marins qui ressemblent aux Yokais de Chihiro ou, encore mieux, la plus belle scène du film, l'apparition fantasmatique d'une guerrière remontée des âges obscurs qui traversent les nuages pour rejoindre le héros... Harold chevauche Krokmou, s'allonge sur le dos de son dragon et voit sortir des nimbes une figure infernale, un masque primitif en suspension qui émerge quelques instants, puis s'enfonce dans la ouate crémeuse avant de réapparaître plus menaçant. Secondes silencieuses, inquiétantes qui encapsulent la beauté de ce film fabuleux. Le contraste entre la violence de la plastique amazone (oui, il s'agit d'une femme) et la douceur qu'elle va révéler sous le masque, ce moment de suspension, la beauté aquarellée des images… Impossible de ne pas penser à Miyazaki dont les films sont toujours placés sous les signe d'un féminisme puissant. Pas un féminisme sentimental, mais, comme ici, politique et psychologique.

« Miyazaki est une boussole pour moi, un maître nous expliquait hier Dean DeBlois. J'adore ses films surtout pour le sens du merveilleux qu'il insuffle à chaque fois. Pour moi, ce feeling, ce sens de l'émerveillement et du mystérieux est plus important que la comédie. Je sais que chez Dreamworks, les gens sont mal à l'aise si le spectateur ne rit pas. J'ai l'impression, au contraire, que ce n'est pas grave si les gens sont impliqués émotionnellement. Le rapport au film est plus fort, dure plus longtemps. La scène dont vous parlez est représentative de cette philosophie. On n'a jamais copié littéralement des scènes de films Ghibli, mais on voulait multiplier ce qu'on appelait entre nous les moments Miyazaki. Ca nous est arrivé plusieurs fois de nous dire : « Ouah, ça c'est un moment Miyazaki ». Pour cette scène c'était le cas. Comme pour la séquence où le Léviathan et Krokmou se retrouvent nez à nez… On est dans le merveilleux, dans la suspension. On a beaucoup réfléchi à cette apparition… Il fallait que ce moment soit un pur geste de grâce. Mais Miyazaki se cache aussi ailleurs. Et notamment dans le design de Krokmou: dès le premier film on voulait que le dragon ait un handicap. C'est le morceau de queue qui lui est enlevé. Et Harold le "répare" en lui mettant une prothèse qu'il contrôle avec des pédales. Ce mélange entre un corps organique et ces bouts mécaniques qui ressemblent à des créations de Leonard De Vinci, ça pour moi, c'est du Miyazaki. Dragons est un film qui est nourri par cette figure là, par son imaginaire ».

Propos recueillis par Gaël Golhen pou Première

Lilo et Stitch de Dean DeBlois et Chris Sanders / 2002

Dean DeBlois encore ! Vous avez vu Lilo & Stitch et vous êtes bien marrés. Bien, c'est fait pour. Mais avez-vous vraiment tout vu ? En effet, les réalisateurs Dean Deblois et Chris Sanders se sont permis de glisser quelques références bien senties à l'univers d'Hayao Miyazaki dans leur long métrage. La preuve par 3, avec des clichés directement issus du film.

À 8'11 : Regardez bien les différents pensionnaires en prison... Une ombre ne vous dit rien ? Oui oui, c'est bien ce cher Totoro !

À 41'24 : L'enseigne du magasin n'est pas sans rappeler une fameuse petite sorcière...

À 1'16'08 (générique de fin) : Vous ne trouvez pas que l'ombre de Stitch est disproportionné ? Mais ? Encore ce cher Totoro !

Source : http://www.dvdanime.net

Nobody Knows de Kore-Eda Hirokazu / 2004

Quatre frères et soeurs vivent avec leur mère. L'ainé, Akira, s'occupe de ses jeunes frères et soeurs, chacun d'un père différent. Un matin d'hiver, leur mère disparaît et les enfants commencent à vivre seuls.

Extrait du dialogue entre Akira et sa jeune sœur :
- Tu crois qu’il existe vraiment Totoro ?
- Mais tu ne sais pas à quel point Totoro est gros ?
- Si, je sais, je sais, il est vraiment gros. Ce serait un sacré bazar s’il venait par là… La police le capturerait...

Autres hommages à Miyazaki

Barry Cook et Tony Bancroft, les réalisateurs de Mulan, ont déclaré que : « Miyazaki est comme un Dieu pour nous ». Hans Bacher, le "production designer" du même Mulan a dit : « j'admire Miyazaki en tant qu'artiste, j'adore ses films, et je lui suis reconnaissant d'avoir été et d'être toujours mon professeur».

Parmi les autres admirateurs déclarés de Miyazaki travaillant pour Disney se trouvent : Gary Trousdale et Kirk Wise, réalisateurs de la Belle et la bête et du Bossu de Notre Dame, ainsi que le celèbre animateur Glen Keane, qui a créé les personnages d'Ariel, de la Bête, d'Alladin ou encore de Raiponce.

Le légendaire Akira Kurosawa qui considère Mon voisin Totoro comme l'un des plus grands films jamais réalisés, a dit que les films de Miyazaki ont une vision que les autres films japonais ont perdu depuis longtemps: « Je suis toujours entre rire et larmes devant le spectacle magnifique de vos films animés. La beauté des images, votre sens du naturel, votre simplicité ne cessent de m'émouvoir. Je me réjouis de penser que les réalisateurs tels que vous ont su prendre leur indépendance vis à vis des grands studios japonais qui n'ont pas évolué et ont perdu le vrai sens du cinéma ».

Le réalisateur et producteur de génie Tsui Hark (A Chinese Ghost Story, Once Upon a time in China,...), qui a importé le Nausicaä de Miyazaki à Hong Kong, a déclaré que les films de Miyazaki « nous remémorent toujours nos précieux souvenirs et nos rêves que nous avions oubliés ».

Source : http://www.nausicaa.net


Tous nos remerciements à Loïc pour ce dossier mais aussi à Florent, Satsuki et Umi pour leurs contributions respectives

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