Fans > Concours > Ghibli et moi


Concours d'écriture "Ghibli et moi"

Nous présentons ici les textes qui nous ont été soumises dans le cadre du concours "Ghibli et moi" organisé pour la sortie de Pompoko au cinéma. Les instructions du concours étaient :

« Ecrivez un texte d'une page maximum parlant de votre passion autour du thème "Ghibli et moi". Vous pouvez parler aussi bien d'une scène ou d'un film qui te touche particulièrement que de ta découverte du Studio ou encore de ce que tu aimes chez Ghibli. » Le thème était donc très vaste !

Les participants ont été très difficiles à départager, tant l'ensemble des participations se tenait au coude à coude ! Vous avez tous su exprimer avec justesse, émotions et sentiments votre passion pour le Studio Ghibli.

Les lauréats

Savez vous que lorsqu’on est petit, on nous parle d’être grand. Lorsqu’on est adulte, c’est ce qu’on dit aux enfants. Et lorsque, enfin, on est adulte et grand, on se rappelle très bien ce que c’est d’être petit, à quoi ça ressemblait d’être un enfant. On garde de vieilles habitudes, ceux que les grands disaient mauvaises. On ne vivait que pour ces délicieuses et interminables minutes de nez en l'air, d'yeux dans le vague. C'était mon passe temps préféré, qu'on voudrait tacitement m’interdire, depuis quelques années. Depuis qu’on est grand. Alors on a conjugué, autant qu’on a pu concentration et rêvasserie, sérieux et oisiveté.
Un jour j’ai vu un de tes films, mon ami Hayao, et il ne m’a plus quittée. Parce qu’il était bleu et vert, parce qu’il a suspendu le temps. Il n’a même pas posé la question de savoir si c’était bien ou mal. Les grands ont peu de temps, et c’est la seule chose qu’ils n’expliquent pas aux enfants. Ils devraient pourtant, parce que les enfants le devinent, mais ils ne comprennent pas pourquoi les adultes ont tellement peur de le perdre. Pourquoi une telle culpabilité ?
Hayao, mon ami, j'ai pris un peu de mon or en sable aujourd'hui, je l'ai pris sans culpabilité pour aller voir un de tes films. Le beau et le clair, le soleil et la chaleur. Tu as effacé, de tes millions d’images fixes, tout d’un coup animées, les tâches et les noirceurs, les recoins poussiéreux et toutes les mauvaises peurs. Plus d’ombres et plus de crampes. Plus de questions malignes ou de peurs sclérosées. Tout est là, et ne pense plus, on hume, on murmure, on fredonne. Dans l’instant et le pour toujours, on se retrouve bien, heureux, rassuré. Tu as dit que Chihiro était un film "pour tout ceux qui ont 10 ans, tous ceux qui ont eu 10 ans et tous ceux qui auront un jour 10 ans." Comment savais-tu mon ami Hayao? Comment pouvais-tu être à ce point dans le vrai?
A chacun des films que je vois, je sais que tu as pensé à moi. Je sais que tu y as mis le sentiment, la vision, le son, le goût, l'odeur, la caresse de l'image qui vit dans ma tête d'aussi loin que je me rappelle. La grande étendue verte, tellement grande que mes yeux ne peuvent pas la posséder toute entière, et le ciel qui reflète mal, qui reflète bleu. L'un parallèle à l'autre. Parfois la mer, qui est entre les deux, qui est entre les bleus. C'est ma pensée joyeuse. Celle qui me ferait voler. C'est la pensée heureuse, la seule qu'il me reste quand je me noie dans une marre de choses sombres et gluantes. C'est la seule maison, la seule protection, qui bizarrement - ou logiquement - n'a pas de mur. C'est celle qui a toujours été, qui restera toujours. C'est celle que je sens chaque fois que je vais bien, mais vraiment bien. C'était à ça que je pensais quand les adultes - nombreux - autour de moi me demandaient, maladroitement, "Qu'est-ce que tu souhaites pour quand tu seras plus grande?"
Je souhaitais être entre les deux lignes parallèles.
Mais bien sûr, ils ne pouvaient pas comprendre. Et comme je le savais, je n'ai même jamais tenté de leur expliquer. J'ai gardé tout ça, enfoui dans un coin. Et tu réveilles, toujours, tu appelles. Le souvenir répond.
En réalisant le Château dans le Ciel, devinais-tu que ton compositeur dirait en musique et toi en images exactement, précisément, parfaitement ce qui se passait entre ma tête et mon ventre quand je regardais par dessus la barrière du jardin et que je voulais flotter, flotter entre les deux lignes parallèles, parfois plus près de l'une, parfois plus près de l'autre?
Hayao, je te remercie d'être celui qui pense à moi, je te remercie de mettre un peu et tellement de moi dans tes films, et de me rappeler ce que je ne devrais pas oublier, de m'envoyer ces pensées heureuses au hasard des années et des calendriers.
Quand je sors du cinéma il fait beau, il fait moins froid, il fait bon ; le ciel, la terre de part et d’autre de l’horizon, et moi au milieu, moi qui ne veux plus redescendre. Plus de choses sombres, plus de choses gluantes. Seulement ce que je voyais, ce que je revois grâce à toi, ce que je n’oublie pas, qui est toujours avec moi.

Tout commence au milieu des Années 90, un collègue passionné d’animation me parle vaguement d’un Studio Japonais et d’un certain Hayao Miyazaki. Au simple mot « Japonais », comme beaucoup à l’époque, je m’énerve et prononce des mots comme « violent », « idiot » et pire, « sans intérêt ». Contre toute attente, mon collègue ne prononce qu’un seul mot : Totoro, puis rajoute : tu verras.
Coïncidence ou signe du destin, Canal + le diffuse justement. Poussé par la curiosité, je l’enregistre et le regarde. Mes préjugés sont alors balayés sans autre forme de procès. Viendra ensuite « Le tombeau des lucioles ». Première émotion sur un film d’animation, c’est un choc !
Curieusement, ça s’arrête là pour quelques années, jusqu’à l’arrivée d’un petit bout de fille nommée Chihiro. Première révélation où je réalise le potentiel de l’animation Japonaise. Je me précipite alors sur tous les DVD Ghibli disponibles à l’époque, comme « Le château dans le ciel » ou « Princesse Mononoke ».
Mais la véritable révélation se produit en 2004, avec « Le Château Ambulant ». Je sors de la salle complètement groggy et en titubant, encore sous le choc. Dès lors, je deviens complètement accro, dévorant à la file tous les films du studio qui me tombent sous la main, même en VO, alors que je suis plutôt adepte des VF. Aucun de m‘échappe, de « Nausicaa » à « Mimi wo Sumaseba », en passant par « Pompoko » et « Porco Rosso ».
De tous ces films, je retiens de grands moments d’émotions, comme par exemple, l’arbre géant qui pousse par magie dans Totoro ou encore la scène du lever de soleil avec Shizuku et Seiji qui lui propose le mariage.
Il y a cependant une scène en particulier qui me parait particulièrement réussie : la scène finale de « Omohide Poro Poro ».
Tout d’abord, la chanson, magnifique interprétation en japonais de la chanson « The Rose ». Celle-ci, je dois l’admettre m’arrache une larme à chaque fois que je regarde cette séquence. La poésie qui se dégage de cette partie s’inscrit parfaitement dans l’histoire et mérite presque à elle seule le visionnage du film. L’idée de faire cohabiter son passé et son présent en faisant apparaître ses camarades de classe est simplement stupéfiante. La scène prend alors toute son intensité lorsque Taeko enfant agrippe le bras de la Taeko adulte et que celle-ci semble l’avoir ressenti. Puis tout s’emballe quand les enfants interviennent sur l’univers de Taeko adulte alors qu’ils ne sont pas censés être réels, en faisant piler la voiture et trébucher Toshio.
Sur ce, je vous laisse, j’ai rendez vous avec Sophie et Hauru dans un drôle de château qui tient debout on ne sait trop comment. Puis, si le temps me le permet, j’irai rejoindre mes potes les Tanukis, il parait qu’ils ont organisé une fiesta dans un parc…

Un jour, en feuilletant le programme télé, j’étais tombée sur le synopsis d’un film d’animation  relatant les mésaventures de deux jeunes enfants japonais pendant la Seconde Guerre Mondiale. Trouvant le contenu intéressant, je décidai de le regarder. Le Tombeau des Lucioles me bouleversa par son incroyable réalité et par son immense émotion.
C’est ainsi que je découvris pour la première fois l’univers Ghibli sans m’en rendre compte.
Un an plus tard, Je vis à la télévision la publicité de la sortie en  DVD du Voyage de Chihiro à l’occasion des fêtes de fin d’année. Les extraits de ce film ne me laissèrent pas indifférente et je demandai de ce pas au Père Noël le DVD. Le vœu fut exaucé et je visionnai le film en famille. On était tous conquis par l’histoire et la beauté du film. Je fis de plus amples recherches et je découvris qu’il y avait plusieurs films issus du même studio dont Princesse Mononoké. Je demandai à mes proches si l’un d’entre eux  connaissait une personne qui le possédait. Eurêka ! Le meilleur ami de mon frère l’avait en cassette vidéo. Il eut la gentillesse de me le prêter et je le regardai en famille. A la fin du film je restai bouche bée tellement il était magnifique. Un vrai hymne à la Nature ! Ma passion pour le studio Ghibli était née !!!
A chaque Noël, mes proches me demandent quel est le cadeau qui me ferait plaisir et je réponds: « Le dernier DVD Ghibli naturellement. ».  Si bien qu’une année, j’ai eu deux DVD du Château dans le Ciel pour le prix d’un!
A présent, je possède tous les DVD sortis à ce jour en France et j’attends avec impatience la sortie de Mon voisin Totoro et de Nausicaä de la Vallée du vent qui sont pour moi des œuvres incontournables. J’ai surtout hâte de faire découvrir la magie et la magnificence de ces petits bijoux à mes proches.
Dès que j’en ai l’occasion, j’essaie de faire découvrir ces petits chefs-d’œuvre de l’animation. A chaque fois les gens sont littéralement conquis par cet univers féerique. Ce qui est le plus amusant, c’est qu’ils pensent tout de suite à moi quand ils entendent : Ghibli. Je dirais que me comparer au studio est plutôt flatteur. Ce n’est pas plus tard que la semaine dernière, trois de me proches voulaient m’offrir le DVD du Château Ambulant. Ca me fait énormément plaisir d’autant plus qu’ils voudront me l’emprunter afin de pouvoir le visionner à leur tour.
Je suis vraiment impatience de faire découvrir ce monde magique à ma petite puce de un an même si elle est déjà une inconditionnelle de Totoro (Tout comme sa maman !) et de sa bande originale (Ce n’est pas pour rien que Sanpo de Joe Hisaishi est l’hymne officiel des écoles maternelles japonaises, me direz-vous.). Comme quoi, je crois qu’elle est bien partie pour en apprécier tous les aspects et fonder la nouvelle génération Ghibli. En tout cas, je l’espère de tout cœur… J’aimerais également lui transmettre des valeurs qui ont une très grande importance à mes yeux et qui sont très souvent représentées dans ces films, telles que : La tolérance, le respect de la nature, la solidarité, la générosité, l’altruisme… Ces films sont souvent du domaine de l’imaginaire certes mais ils n’oublient pas d’aborder des choses bien réelles, qui touchent notre vie de tous les jours et qui sont parfois des problèmes récurrents de notre société (l’écologie, l'individualisme, l’indifférence…). Alors si je peux enrichir l’éducation que je souhaite donner à ma fille à l’aide des films Ghibli, je crois que je serais la plus heureuse des mamans.

Quand on a déjà vu Porco Rosso ou Mon voisin Totoro au cinéma et qu’on a aimé, on ne peut qu’aller voir le nouveau film du même réalisateur qui nous a déjà fait rêver, surtout si la bande annonce est intrigante et les échos positifs.
Cependant, tous les commentaires du monde, pas plus que tous les films du même auteur vus précédemment ne peuvent laisser prévoir à quel point ce nouveau film pourra vous fasciner et vous emporter au cœur de son univers. Et c’est ce qui m’arriva en allant voir Princesse Mononoke.
Cela commença dès les deux coups de tambours résonnants gravement et retenant déjà l’attention. Puis devant un magnifique paysage de montagnes embrumées démarra une mélopée qui m’emporta avec elle au temps des dieux et des démons, vers les forêts gardées par des animaux énormes sous la tutelle du dieu de la forêt. Par delà cet emballement rapide, je m’attachai vite au destin d’Ashitaka, ce jeune homme qui décide de parcourir le monde sans haine dans l’espoir d’apporter une solution à la malédiction léguée par le démon. Suivre son parcours fut la découverte d’un monde où le bruit et la fureur règnent souvent tant chez les hommes que chez les dieux menacés par la destruction de leur domaine, d’un monde où les hommes se réjouissent ensemble d‘une vie meilleure, d’un monde où la nature offre aux regards des sortes d’instants de grâce. Ce fut aussi voir et entendre une merveilleuse ode  à la vie et à la conciliation ou à l'équilibre entre les intérêts de l’Homme et ceux de la nature. Cela ne s’exprime pas uniquement par l’intermédiaire des paroles et actions des personnages, mais aussi par la magnificence de certains lieux et paysage et par l’ambiance sonore et musicale du film.
Aujourd’hui encore en pensant à Princesse Mononoke je me rappelle du silence fascinant qui entoure l’apparition du dieu cerf lors de la scène du rêve où on le voit guérir la blessure d’Ashitaka. C’est d’autant plus impressionnant que chacun de ses pas apporte vie et mort au même instant.
Aujourd’hui encore si j’écoute la musique du film, il me suffit de fermer les yeux pour revoir certaines scènes qui m’ont marquée. La mélopée d’ouverture m’évoque la chevauchée d’Ashitaka sur Yakuru à travers des prairies balayées par le vent, son intervention dans le combat aux forges ou, en chanson, la nuit dans la forêt du  dieu cerf. Une autre mélodie chantante et je suis avec les gens des forges et leurs chansons.
Des rythmes scandés aux tambours me replongent au cœur de la charge des sangliers, un leitmotiv lancinant  et c’est la mort que sème autour de lui le dieu étêté. Et une ritournelle au piano et je revois le retour de la vie et les montagnes qui reverdissent.
Musique, message et images s’harmonisent et s’associent infiniment pour exprimer mille choses, de la violence de l’Homme envers son espèce ou envers la nature au respect nécessaire envers la nature.
L’adéquation entre ces composantes qui m’ont chacune de leur côté marquée  est ce qui fait que même si j’ai aussi apprécié les films suivants de Miyazaki  Princesse Mononoke reste celui qui m’est le plus cher.

Je ressens une passion gigantesque, une fascination sans bornes pour le Studio Ghibli.
La majorité de leurs films ( pour ne pas dire tous ) m'ont conquise.
Des graphismes à couper le souffle, de l'humour décapant, des idées originales, des scénarios souvent complexes, et de l'émotion , tous ces ingrédients forment un film du studio.
Evidemment, comme beaucoup d'autres personnes, mon admiration est surtout dévouée au génie Miyazaki. Et c'est dans ce texte que je voudrais parler d'un de ses films qui m'a particulièrement touchée : Le château ambulant. C'est un film plutot controversé, ce qui arrive plutot rarement avec les films de Miyazaki. Et j'avoue ne pas comprendre les critiques péjoratives du film. Je suis sortie de la salle de cinéma, des étoiles pleins la tête, les larmes au bord des yeux.
Hier, sortait le chef-d'oeuvre, en Dvd. Je me suis empressée de l'acheter (je vous épargne l'hystérie qui s'est emparée de moi lorsque j'ai vu le dvd à la Fnac). Le trajet de bus qui me raccompagnait à chez moi était presque insoutenable, le désir de revoir ce film était si fort, qu'il est presque impossible de retranscrire l'envie qui s'emparait de moi à ce moment-là.
Rentrée chez moi, l'impatience était si vive, que j'ai en oublié de retirer mon manteau. Enfin, le dvd inséré dans le lecteur, le film a commencé. Bonheur intense!
Les musiques de Joe Hisaishi ont commencé pour mon grand plus plaisir, et le film s'est déroulé. Spectatrice muette, j'admirais la minutie du travail des graphismes. Les sentiments si subtiles qui se dégagaient du film sont si forts. Un scène m'a particulièrement émue : Sophie est assise, et mange doucement devant le lac, accompagné du petit garçon. Ils ne parlent pas, ils savent qu'ils n'y a pas besoin de mots. Le contexte est magnifique. Le décor qui les entoure est sublime: je me suis sentie alors submergée par les montagnes immaculées d'une blancheur parfaite, le dégradé de couleur somptueux de l'eau.
" C'est étrange , je n'ai jamais ressenti, une telle paix, une telle sérénité" clame Sophie en rentrant de sa petite escapade.  C'est exactement les mots que j'emploierais pour définir mes impressions du film. Une sérénité étrange, une émotion immense, de l'humour ( grace au petit Calcifer, si attachant). En voyant ce bijou, je me suis sentie transportée du début à la fin. Il est féerique, magique, onirique, magnifique, et tant d'autres superlatifs relatifs au rêve.
Car ce film représente à lui seul la magie de Miyazaki.
Je porte un amour incommensurable pour ce long-métrage.
Merci Miyazaki.
Merci pour tout.

Comment j'ai découvert Ghibli et propagé ma passion

Je me souviens du premier film du studio Ghibli que j'ai vu. Mon professeur de japonais a forcé toute la classe à regarder ce film pour la dernière leçon de l'année. Bien sur, je connaissais Princesse Mononoké de nom, mais je pensais qu'il s'agissait d'un simple dessin animé pour enfants. C'est donc avec une certaine mauvaise volonté que je me suis allé voir le film.
Quelle surprise, je suis sorti de la séance enthousiaste et heureux. Je n'avais jamais vu une oeuvre comme celle là. Tout m'avait paru parfait. Le graphisme, le scénario, la musique, tout atteignait un degré de perfection inégalé. La complexité et la personnalité des protagonistes m'a réellement plu. Mais, je croyais dur comme fer à l'époque qu'il s'agissait du seul film de son réalisateur. Une sorte de film d'auteur réussi, mais unique. Ce n'est qu'après que j'ai pu découvrir les autres films Ghibli. Chaque nouvelle découverte apporte son lot de sourires ou de pincements au cœur.
Pourquoi un tel engouement ? J'ai enfin trouvé des films qui parlent avec poésie, justesse de la vie. On est loin des images sombres ou ultra réalistes des films à la mode d'un côté, et de la simplification outrancière de certaines productions animées américaines. Les films ghibli ont l'art de réveiller l'enfant qui est en nous… sans nous faire oublier l'adulte qu'on est devenu. J'ai, pour la seule fois de ma vie, pleuré à la fin du tombeau des lucioles. J'ai rit aux larmes quand Gigi jouait à la peluche dans Kiki la petite sorcière.
Pour résumer, regarder un film Ghibli, c'est s'évader pendant quelques temps du quotidien. C'est un voyage extraordinaire.
J'ai ensuite réussi à faire voir certains films à ma sœur. Elle pensait elle aussi qu'il ne s'agissait d'un film pour bébé. Depuis, elle regarde plus que moi Princesse Mononoké et le Voyage de Chihiro.
Le plus surprenant est venu de la part de mon chef au travail. J'utilisai mon ordinateur portable, et immanquablement j'avais mis un fond d'écran Ghibli. Mon chef l'a vu, mais n'a rien dit. Ce n'est que tard dans l'après midi, lorsque presque tout le mondé avait quitté le travail qu'il est venu me voir, et m'a glissé tout bas : "Dis moi, je cherche Nausicaa de la vallée du vent. L'aurais tu par hasard ? Chez moi, toute la famille regarde les films Ghibli". Depuis, nons conversations dérivent parfois du domaine professionnel au domaine "ghiblieste".

Il y a plusieurs années, j'ai vu sur une cassette vidéo (je ne me souviens plus du film) une bande-annonce de Porco Rosso. Je me suis senti attiré, sans être capable d'expliquer pourquoi.
Puis, pendant plusieurs années, calme plat, jusqu'à ce que Mon voisin Totoro soit disponible dans mon vidéo-club. Mais je ne l'ai pas loué. Les rares qui connaissaient disaient que ça convenait très bien à de touts petits enfants, et que les parents pouvaient aussi regarder.
Puis, pendant plusieurs années, calme plat, jusqu'à la sortie de Princesse Mononoke. Je ne suis pas allé le voir, mais tout le monde disait que c'était très bien. Et en plus, c'était fait par Hayao Miyazaki. Personne ne pouvait dire ce qu'il avait fait avant, mais tout le monde savait que c'était bien.
Puis, pendant quelques années, calme plat, jusqu'à la sortie du Voyage de Chihiro. Cette fois non plus, je ne suis pas allé le voir. Pourtant, tout le monde disait que c'était très bien, et que c'était fait par Hayao Miyazaki. Oui, oui, le monsieur qui avait fait Princesse Mononoke.
Et c'est peu de temps après que j'ai acheté un lecteur de DVD, et que j'ai retrouvé le chemin de mon vidéo-club. J'ai acheté Princesse Mononoke, sur conseil de tous ceux qui l'avaient vu. Et ma vie a totalement changé. Ce fut un coup de foudre total. J'ai loué Le voyage de Chihiro, puis j'ai acheté progressivement tous les films de Hayao Miyazaki que j'ai trouvés dans le commerce en zone 2 France (Je veux en faire profiter mes enfants, donc la VF c'est mieux), et même le Royaume des chats auquel Hayao Miyazaki a largement contribué.
Ces quelques années furent une immense frustration. Certes, j'avais visionné (et je revisionne souvent) de véritables merveilles, mais tout le monde autour de moi les jugeaient pâles par rapport à l'oeuvre fondatrice : Nausicaä de la vallée des vents, ou par rapport au Voisin Totoro que j'avais honteusement refusé de voir quelques années plus tôt.
L'année dernière j'ai vu que le Studio des Ursulines, à Paris, passait Mon voisin Totoro. J'y suis donc allé, avec épouse et enfants. Ce fut un quadruple coup de foudre. Nous y sommes retournés. Puis nous y avons emmené une amie. Elle aussi a eu le coup de foudre, et elle connaissait déjà plusieurs autres oeuvres de Hayao Miyazaki. En tant qu'animateur, il avait aussi participé à Horus, le prince du soleil qui nous a lui aussi beaucoup plu. Cette année 2005 fut riche. J'ai enfin pu voir Nausicaä de la vallée des vents, et je sais que dès sa sortie en VF je l'achèterai. J'ai vu au cinéma Le château ambulant, j'ai acheté Kié la petite peste, parce que j'avais bien aimé le DVD Mes voisins les Yamada qui m'avait été offert, et j'ai adoré. J'ai enfin pu, en fin d'année, acheter et dévorer Le château de Cagliostro.
Cette année, le DVD du Château ambulant est enfin sorti. Et bien sûr il est maintenant dans ma DVDthèque. Plusieurs places sont réservées dans cette DVDthèque. Celle de Porco Rosso sera je l'espère bientôt remplie (même si je regrette un peu l'absence de sortie cinéma), et celle de Mon voisin Totoro sera remplie le jour même de sa sortie. Quand ? Mystère, mais tant qu'il passe au Studio des Ursulines tout va bien !
Ce samedi, enfin, nous avons découvert l'inégalée profondeur de Pompoko, témoignant au même titre que Kié et Horus de la place bien méritée de Isao Takahata à côté de Hayao Miyazaki au panthéon des créateurs.
Le studio Ghibli c'est maintenant pour moi la joie de parcourir des mondes merveilleux. Et ce sont les larmes qui baignent mes yeux quand j'entends le générique de début de Mon voisin Totoro.
Merci Studio Ghibli !

Ghibli et moi
C’est une histoire à vie,
Une histoire remplie de magie,
Dont le conteur en serait Miyazaki.

Miyazaki fantastique démiurge
Aux pouvoirs évocateurs illimités.
Magicien des mots comme des images,
Qui n’a de cesse de m’émerveiller.

Qui mieux que lui
Peut faire basculer mon cœur endolori
Vers d’indicibles plaisirs infinis.
Qui mieux que lui
Peut transformer une bombe atomique
En un formidable champignon botanique.

Miyazaki poète éclairé dont la plume prolifique
Fait jaillir des mondes mirifiques.
Des histoires en forme de contes éclairés
Toujours emprunts de respect,
Envers la nature, les hommes et ses bienfaits.

Et puis il y a sa formidable imagination,
Dans laquelle les ailes de l’aviation,
Jouent des tours de cochon
Dans un ciel rempli de défunts compagnons.

Subséquemment on s’imagine nous aussi,
Rencontrer dans la vraie vie,
L’attendrissant Totoro et ses amis
Princesse Mononoke ou Lady Eboshi.

De toutes ces choses, de toutes ses images
Toujours en moi elles resteront sans age,
Et quand vient parfois le malheur
Ces films chassent mes vilaines peurs
Et me remplissent de bonheur.

Les autres participations

Par une froide après-midi d'hiver, ma meilleure amie me fît une immense surprise. Elle était si heureuse que cela me réchauffait le coeur. Avec émotion, elle me narra le synopsis d'un film d'animation intitulé Le château ambulant. L'auteur se nommait Miyazaki, elle le considérait avec une telle admiration que cela me parût étrange. J'étais à la fois sceptique et curieuse. Qu'est ce que cette oeuvre  pouvait avoir de si extraoridianire?  Je n'avais jamais vu de films du studio Ghibli aussi je n'avais rien à perdre et je décidai de l'accompagner.
Nous étions installées confortablement alors que l'obscurité gagnait peu à peu la salle. Puis, les images défilèrent. Elles étaient toutes plus magnifiques les unes que les autres. Je fus très impressionnée par la minutie des décors et la beauté des personnages. Sous nos yeux ébahis, se déroulait une fabuleuse aventure. Ce royaume magique recelait de nombreux trésors. Espérant de tout notre coeur que Sophie allait réussir à se défaire de la terrible malédiction dont elle était victime, nous tombions sous le charme du bel éphèbe Hauru. Ses cheveux blonds scintillants et ses pétillants yeux bleus nous incitaient à croire qu'il incarnait le prince charmant. Soigné jusqu'au bout des ongles, nous ne savions pas encore qu'il cachait ses nombreuses faiblesses. Le courage de Sophie était exemplaire et malgré ses 90 ans, elle ne perdait pas espoir. L'attachement qu'elle portait à Marko et l'amour sincère qu'elle éprouvait envers Hauru sonnaient comme une douce mélodie. Elle semblait annoncer le début d'une fabuleuse aventure, celle de vivre en famille et de tout faire pour protéger ses proches. C'était sans compter la guerre qui faisait d'innombrables dégâts et tuait Hauru à petit feu.
Le justesse des émotions et l'humour dont faisait preuve les personnages nous emplissaient de bonheur. Comme un coup de foudre, Le château ambulant a fait scintillé mes yeux de mille feux. Une nouvelle porte du château de Hauru venait de s'ouvrir: celle de mon coeur. La chanson du générique de fin n'a fait que me conforter dans mes sentiments. Et si l'espoir que Miyazaki faisait passer dans ses films était en lui même une promesse pour l'avenir? Depuis cette séance, j'ai vu tous les films Ghibli déjà sortis. C'est toutefois Hauru et son château ambulant qui restera à jamais dans mon coeur.

Quel est le lien entre Ghibli et moi ? Pour répondre à cette question j'ai décidé de revisionner le primier film qui m'a fait découvrir Ghibli: Porco Rosso. J'avais été le voir avec mes parents et mon frère au cinéma en 1995. J'avais 7 ans. J'en ai 17 aujourd'hui. Encore une fois je sors du film transformée, dans un état semi-conscient de béatitude. Oui, Ghibli, pour moi c'est tout d'abord une sensation de bonheur à la fin de chaque séance.
Cette fois encore j'ai réussi à m'immerger complètement dans l'univers, ce qui m'a fait vivre pleinement l'histoire. La fin n'est pas toute rose, et laisse un arrière goût amère. « On a pas envie que ça s'arrête ». C'est aussi ça Ghibli, le mystère du non dit, rien que des sous-entendus qui en laissent prévisager long...
Le générique est nécessaire pour revenir à la réalité, en réfléchissant à ce qu'on vient de voir. On se dit « Oh là là, comme s'était bien » en s'étirant, et on pense « Mais comment me comporter face au monde dans lequel je vis maintenant ? ». Oui, car le film nous a proposé un autre monde, et nous l'avons suivi pendant 1h30, presque touché du doigt. Dans ce monde les gens finissaient par se respectuer, s'aimer, s'entraider...
Cet état second, je le retrouve à la fin de chaque film de Miyazaki, et lorsque j'évoque « Ghibli »  je pense « Miyazaki ». J'ai cependant vu Le tombeau des lucioles et Pompoko, où j'ai aussi retrouvé cette sensation.
Je considère tous ces films comme utiles, ils nous font réfléchir. Ce n'est pas seulement un divertissement. Des jours après leur visionnage on se rend compte qu'ils nousont beaucoup marqué, on y repense...Ghibli, des films pour la vie !

Bien, mon but est de faire un texte parlant de moi et Ghibli ! Oui ! Messieurs, mesdames ! Autant si c’est Ghibli et moi, c’est bien qu’au départ il y a eu « un » moi et Ghibli !
Je vais jouer la fan que je suis sans faire non plus la fanatique qui a une vitrine dans sa chambre avec tout les DVD collectors, prestiges… qui puissent exister !
Si j’arrive à noircir cette feuille c’est que j’ai vraiment de l’inspiration , que je puise dans Ghibli, dans le monde Miyazakiens, Takahatiens….
J’ai découvert Ghibli très tardivement à mon goût, je l’ai découvert avec Le voyage de Chihiro et donc je n’ai pas accrocher tout de suite pour du fanatisme absolue [j’étais petite] mais j’ai tellement aimée que je l’ai achetée en cassette [pour le racheter plus tard en DVD]. Ensuite les années passent [au moins 2 !] et là gros déclic lors d’un ciné organisé par mon collège pour nous refaire découvrir des BONS films ! Et là Princesse Mononoké en VOST, le rêve ; là commence mon envol au pays des films de Miyazaki, tout me parlait ; aussi bien le Japon , San, Ashitaka…j’étais avec eux et j’étais pas prête de les quitter ni hier, ni aujourd’hui, ni demain ! Ensuite j’ai vue Kiki la petite sorcière et vint Le château ambulant…
Mon optique sur le monde a aujourd’hui changé, je ne regarde pas la nature comme avant bien que j’ai toujours eue les idées de protection pour la planète bleue, bien que j’ai toujours considérée l’Homme comme ennemie de celle-ci.
Chez Ghibli, la forte présence d’amour ou manque d’amour est là ; exemple dans « Princesse Mononoké » ; San qui ne connaît pas l’amour sauf « maternelle » pour sa « mère » louve Moro, découvre les sentiments de Ashitaka, bien qu’elle ne les partage pas, elle les ressent par moment. Sophie qui rencontre l’amour dans la vieillesse, [cela veut dire que nous sommes eternelle dans nos cœur] , montre un message d’espoir. La question est : Miyazaki serait-il malheureux en amour pour créer des situations [parfois] d’échec ? Comme Princesse Mononoké, qui est très révélateur.
Ghibli m’intrigue, je cherche souvent les clés des énigmes, et je me trompe souvent comme au dessus où je pense mon hypothèse fausse. Mais je suis intriguée par la recherche d’émotions de ces 2 réalisateurs clés : Miyazaki/Takahata. Je pense que si ils vivent leurs films comme leurs émotions c’est beau. Voilà LE mot qui représente le mieux Ghibli, la beauté des sentiments, et c’est ni blanc ni noir, c’est une palette de couleur sur le monde, c’est ce que j’aime, c’est ce que j’admire sur tout ces films que je découvre lentement mais surement !
J’aime aussi l’histoire de tout ces personnages, je trouverai rigolo de faire un film avec tout ces personnages qui se ressemble sur un point : l’imaginaire.
Moi, Ghibli me fait rêver comme personne comme aucune chose…de la passion à leurs films ?? J’ai bien peur ! Mais je ne fais rien contre et je marche avec eux avec ces sentiments uniques qu’ils me font vivre, cette uniformité, cette part de réalité immense dans des films totalement fantastiques [ben voui, je me vois mal croiser un tanuki dans la foret française !] ; parce qu’il paraisse si vrai ces personnages si réelles quelque part...
L’esprit ouvert, là aussi est né un interet pour le japon, j’essaie aussi de découvrir les autres Grand de l’art…comme Satoshi Kon : pour qui je voue un grand interet pour ses films [mais là n’est pas le sujet ; je m’égare !!] ; bref ça m’a fait découvrir nos voisin !! les Japonais ! Bref une passion qui n’est pas terminée car je la découvre petit à petit et que ce n’est pas finit, je compte bien en apprendre davantage avec l’age et surtout Le voyage que je désire effectuer plus tard aux studios Ghibli, souhaitez moi bonne chance… et du haut de mes 14 balais [comme j’aime bien dire] j’ai le temps, d’apprendre…Mes ambitions sont grandes, et je ne me décourage en rien donc je suis sur de partir !
With kind regard ! Chers Butadiens, modérateurs et webys je vous remercie beaucoup ! Et bravo pour la passion que vous entretenez avec Ghibli world !

Ghibli, le studio de Hayao Miyazaki, l’auteur du Voyage de Chihiro. C’est une vision réductrice, mais c’est avec cette vision que tout a commencé. D’ailleurs, je suis conscient de ne pas être une exception, la promotion des films Ghibli fait très souvent référence à ce film. J’ai grandement apprécié ce film, un certain nombre de caractéristiques sont vraiment déterminants. Par la suite, j’ai découvert d’autres productions Ghibli. Même si on retrouve un certain nombre d’éléments, le Voyage de Chihiro ne représente pas vraiment les studios Ghibli. Ce n’est pas pour cela que j’ai rejeté ces studios, mais il est indéniable que le Voyage de Chihiro est un Ghibli à part.
Au premier abord, le Voyage de Chihiro est un film sans prétention, un dessin animé beaucoup plus classique dans un monde des actuels Pixar et Disney. Néanmoins, après une première vision, des zones d’ombres demeurent. Des scènes, des personnages clés sont mystérieux. Nous sommes en plein imaginaire japonais, mais, ce qui nous est interpelle est que cet imaginaire est inséré dans le Japon actuel. La famille de Chihiro est vraiment une famille moderne. C’est ce mélange qui nous force à iden­tifier les zones d’ombres.
De plus, la quête de soi est le voyage qu’entreprend la fillette dénommée Chihiro. Cette quête, au départ personnelle, va s’avérer être étendue à son entourage. Tout d’abord, c’est un esprit d’une rivière fortement polluée qui se retrouve assaini. Ensuite, c’est le Sans-Visage, qui par définition n’a aucune identité, qui acquiert une certaine personnalité et une situation grâce au contact de Chihiro. Après le fils de Yubaba, c’est son apprenti, Haku qui retrouve sa véritable identité. Cette quête met en exergue des valeurs saines et simples comme le travail ou le respect de ses aînés. Ces valeurs sont insérées natu­rellement dans l’intrigue, et ainsi elles ne paraissent pas enfantines et moralisatrices et donc déplacées.
Aussi, en arrière plan, un paysage écologique est étendu. Dans ce monde où l’homme n’a pas sa place, il arrive tout de même à se manifester. Les esprits prennent des bains, mais pour certains, c’est vraiment nécessaire, vu la pollution causée par l’homme. Par ailleurs, Haku, très lié à Chihiro est en fait très éloigné d’elle. En effet, cet apprenti sorcier est un esprit de rivière errant, son lit ayant disparu, ayant laissé place à de jolis immeubles. C’est un symbolisme simple, mais annoncé au final, après qu’on ait été imprégné de toutes les autres caractéristiques du personnage. Cette écologie symbolique est forte, la personnification des éléments de la nature, qu’on apprend à s’approprier, porte le message de manière efficace.
Après la sortie du Voyage de Chihiro, les salles obscures se sont vues dotées d’autres productions Ghibli. On retrouve dans ces films incontestablement des éléments du premier film évoqué. Ce qui fait bien de ce film un Ghibli, et de Ghibli une certaine marque de fabrique. Néanmoins, ces éléments n’ont pas la même caractéristique. Tout d’abord, on ne retrouve plus le Japon moderne. Ou alors, lorsqu’on le retrouve, comme dans le Royaume des Chats, l’entrée dans l’imaginaire n’est pas aussi onirique, c’est vraiment factuel, sans échappatoire. Le décor est soit steampunk, comme dans Laputa ou Kiki, la petite sorcière, soit japonnais médiéval, comme dans Princesse Mononoke ou Horus, prince du soleil.
Par ailleurs, la quête de soi est bel et bien une constante. Mais elle est beaucoup plus person­nelle dans ces autres films. Le personnage grandit quasiment seul. Il interagit beaucoup moins avec son entourage, même si bien sûr il n’est pas solitaire.
Aussi, l’écologie est le dada de Miyazaki, c’est certain. Mais il est beaucoup moins symbolique. Dans les autres productions de Ghibli, la société humaine est présente sans discrétion. C’est même un des protagonistes. Dans Princesse Mononoke, c’est véritablement un combat contre la nature. Laputa est une symbiose avec la nature. C’est beaucoup trop direct pour avoir la même force que le Voyage de Chihiro.
Ce qui fait véritablement le pouvoir d’attraction de Chihiro est ce qui manque dans les autres production Ghibli. Ainsi, c’est un film au-dessus du lot, même si les autres ne manquent pas de charme.

A propos  / このサイトについて  -   Nous contacter   -   Newsletter   -   Liens